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Le Maternage
 Enfant bien porté,enfant bien portant,La Leche League France Portage
Jeudi 21 Décembre 2006 - 15:03
Enfant bien porté, enfant bien portant, article paru dans la revue Allaiter Aujourd'hui n°40 de juillet 1999, éditée par La Leche League France
Concernant le portage, on pourrait presque reprendre mot pour mot ce qu'on dit de l'allaitement.

Comme l'allaitement, le portage a assuré depuis les débuts de l'humanité à la fois la survie physique des petits d'homme (le contact permanent avec la mère les protégeait des bêtes féroces) et leur développement psychique (c'est ce contact permanent qui a permis l'apprentissage, la transmission des connaissances, et par conséquent l'émergence de la civilisation.

Comme l'allaitement, le portage a souffert de désaffection à l'époque moderne. On a voulu à toute force transformer les humains de "primates porteurs" (et portés) en "nidicoles" (qui, comme les oiseaux, se développent dans un nid) : les bébés devaient dormir bien "au calme", dans leurs chambres isolées, dans leurs petits lits immobiles.

Comme l'allaitement, le portage a connu un regain de faveur à l'occasion du "retour à la nature" des années 70. Alors qu'il était considéré auparavant comme une pratique de "sous-développés", on a revu dans nos rues des "bébés kangourous" sur le ventre de leur mère ou de leur père.>

Mais tout comme l'allaitement prolongé, le "portage prolongé" est rare chez nous : quand il dépasse quelques semaines et quelques kilos (1), le bébé se retrouve généralement en poussette, au niveau des pots d'échappement...>

Comme l'allaitement, le portage est "hors commerce". Mis à part l'achat du porte-bébé (et encore... : on peut très bien le fabriquer soi-même), porter ne coûte rien, alors que toute la puériculture moderne vise à persuader les nouveaux parents qu'ils ont besoin d'acheter tout un matériel coûteux et encombrant.

Comme l'allaitement, le portage est un art d'imitation. Rien ne vaut de voir une mère porter son bébé pour avoir envie d'en faire autant et pour "attraper le coup", savoir enrouler le tissu, installer l'enfant... Et les enfants qui ont été portés et/ou qui voient leur mère porter un bébé, ont envie eux aussi de porter leurs poupées ou nounours dans un porte-bébé plus ou moins improvisé (un torchon peut faire l'affaire !).

Comme l'allaitement, le portage est agréable pour l'enfant et pour la mère (ou le père). Cela seul devrait suffire à le justifier, mais comme on a toujours besoin d'arguments "scientifiques", et bien que les études soient peu nombreuses sur le sujet, nous allons en donner une petite liste.

Le plus évident, qui crève les yeux (ou plutôt qui ne crève pas les oreilles !), c'est que les enfants portés crient moins que les autres. Non pas tant que leurs pleurs soient calmés par le portage (quoique cela arrive) que parce qu'ils n'ont pas besoin de pleurer : le contact étroit avec l'adulte fait que ce dernier est tout de suite averti des besoins du bébé et peut les satisfaire sans attendre.

Une étude parue dans Pediatrics en 1996 a confirmé cette évidence : chez la centaine d'enfants observés, le portage réduisait les pleurs et l'agitation de 43% le jour et 51% la nuit.

Le portage facilite l'attachement parents/enfant. Une expérience relatée dans le Lancet en 1987 va dans ce sens (2). On a distribué de façon aléatoire, à deux groupes de mères de milieux défavorisés, des porte-bébés en tissu ou des sièges en plastique, en leur demandant de s'en servir régulièrement. A 13 mois, on a testé la qualité de l'attachement mère/enfant : 83% des "enfants porte-bébés" montraient un attachement sécurisé, contre 38% des "enfants sièges en plastique".

Le portage renforce le sentiment de compétence et de confiance en soi des parents, qui savent qu'ils ont un moyen sûr de satisfaire les besoins de leur bébé (c'est particulièrement important dans le cas de bébés à coliques, de bébés aux besoins intenses). Un moyen qui par-dessus le marché leur permet de continuer à vaquer à leurs occupations et à s'occuper des autres enfants.


Un nourrisson qui s'éveille commence à pleurer seulement lorsqu'après avoir émis un son bref pour attirer l'attention, il ne perçoit aucun signe de présence de la part de ses parents (Morath, 1977). Ce besoin de présence se manifeste plus souvent que les parents ne peuvent le comprendre, car rien d'inquiétant ne semble menacer le nourrisson. En fait, ce qui l'inquiète, ce sont le silence et la solitude, qui n'ont rien d'anormal ni d'inquiétant pour les petits des oiseaux nidicoles. Comme le suggère Portmann (1944/69), le nourrisson n'est pas nidicole de nature, mais notre société fait de lui un nidicole "culturel" (Peiper, 1950, 1955, 1961). Pourtant, du point de vue de la biologie du comportement, le nourrisson manifeste toujours son appartenance au type "petit marsupial", qui a besoin de la présence de la personne qui prend soin de lui. Sa capacité à dormir profondément même s'il est secoué et entouré de bruit, prouve l'effet rassurant pour lui des signes d'activité et donc de présence de cette personne.



Dr Evelin Kirkilionis, thèse de doctorat, Université de Fribourg, 1990.




Les bébés portés reçoivent beaucoup plus de stimuli que ceux qu'on laisse tout seuls des heures dans leur chambre. Ils participent à toutes les activités de la maisonnée, "à hauteur d'homme", tout en étant sécurisés par le contact.

Les bébés portés reçoivent beaucoup plus de stimuli que ceux qu'on laisse tout seuls des heures dans leur chambre. Ils participent à toutes les activités de la maisonnée, "à hauteur d'homme", tout en étant sécurises par le contact. Ce qui permet un éveil harmonieux en rapport avec la réalité, une véritable implication au sein du monde et un dévelop­pement riche et subtil de tous les sens (3).

Le bercement du portage stimule le système nerveux imma­ture du bébé (3), en particulier le système vestibulaire (sens de l'équilibre).

Les bébés qui sont beaucoup portés développent un bon tonus du cou et du tronc, ci une capacité d'adaptation aux changements de position. Ils ont en moyenne un développement psychomoteur plus rapide et plus harmonieux, et souvent, contrairement à ce qu'on pourrait penser, ils marchent plus tôt {c'est frappant chez les petits Africains).

Le portage traditionnel jambes bien écartées (par exemple à califourchon sur la hanche) est préventif des problèmes de hanche. On sait que les peuples où les enfants sont portés ainsi, ne connaissent presque jamais de luxations de la hanche.

Les avantages du portage sont particulièrement nets pour les bébés prématurés (c'est d'ailleurs lu qu'on trouve le plus d'études). Pour ces enfants nés à un âge où ils devraient cire encore enveloppés par la matrice, le portage, que certains ont appelé "a womb with a view" ("matrice avec vue"), va prolonger la gestation trop tôt interrompue. C'est l'expérience des "bébés kangourous" colombiens (4), reprise dans certains centres de néo-natologie européens : le bébé, seule­ment vêtu d'une couche, est placé à la verticale peau à peau sur la poitrine de sa mère ou de son père, et ce en continu. Toutes les éludes (5) ont confirmé que chez les bébés ainsi "traités", le sommeil est plus profond, les pleurs plus rares, l'énergie mieux conservée, l'allaitement et rattachement parents/enfant facilités, la prise de poids plus rapide, les infections plus rares.



Il y a portage et portage

Mais tous les porte-bébés ne se valent pas. Il faut notamment mettre en garde contre les porte-bébés style kangourou, ou le bébé est comme "suspendu" jambes pendantes, sans être bien maintenu contre le corps du por­teur. Ils cumulent les inconvénients :

• pour l'enfant : alors que les premiers temps, il est pré­férable qu'il soit en flexion, comme dans la position foetale, dans ces modèles il est dans une position dangereuse pour sa colonne vertébrale, qui compromet un bon développement des courbures vertébrales (sans parler des risques de chute) ;

- et pour le porteur : le poids de l'enfant portant uniquement sur les épaules, ça tire sur le cou, les épaules et les reins ; alors qu'avec un porte-bébé où le bébé est bien maintenu contre le corps de l'adulte, son poids est mieux réparti, ce qui évite le mal de dos.

Tous les autres porte-bébés ont leurs avantages et leurs inconvénients. Comme on le verra dans les témoignages, un modèle conviendra à l'une et pas à l'autre, conviendra dans une situation et pas dans une autre (3). Beaucoup le disent, l'idéal est d'avoir plusieurs modèles, qu'on utilise au gré des situations.

Par exemple, le porte-nourrisson de L'Enfant et la vie est très bien pour un nourrisson qu'on porte couché devant soi, mais cela ne dure pas plus de quelques semaines. Le pagne à l'africaine ou l'écharpe (style Lana ou Didymos) exige une certaine technique, bien que celles qui l'utilisent affirment qu'on l'acquiert vite.

Le Snugli a fait le bonheur de nombreux parents et enfants (c'était un "faux kangourou", car l'enfant y était bien assis), malheureusement Rémond vient d'en arrêter la fabrication. Le Tonga est toujours très pratique (c'est sûrement celui qui prend le moins de place !), mais pas assez enveloppant au goût de certains, notamment les tout premiers mois. Si LLL France s'est décidée à mettre au point le porte-câLLLin (6), de style foulard ou "hamac", c'est parce que ce modèle, très facile d'utilisation, permet de porter un bébé comme un bambin dans tout un tas de positions (couché, assis devant, à califourchon sur la hanche...) et permet même d'allaiter sans enlever l'enfant du porte-bébé !

Auteur

(1) Et ce d'autant plus que les porte-bébés les plus couramment vendus sont très mauvais pour le dos du porteur !
(2) Cunningham N. Anisfield E, Casper V et Nozyce M, Infant carrying, bieasifeeding and mother-infant relations, Lancet, 1987. fév., 14, p. 379.
(3) Pour plus de détails, voir le feuillet Porter son bébé ou comment vivre en harmonie avec un petit enfant, Marie-France Morinaux.
(4) Voir notamment l'ouvrage de N. Charpak. Z. de Calume et A. Hamel, La méthode kangourou. Comment les mères des enfants prématurés se substituent aux couveuses, ESF. 1996.
(5) Par exemple : Current knowlcdge about skin-to-skin (kangaroo) care for prcierm infants, Anderson GC, Breastfeeding Review, 2/8 1993 364-73.

www.lllfrance.org
Deenan
Jeudi 21 Décembre 2006 15:03 | Permalien | Commentaires (0)

 Importance d'une bonne respiration Accouchement / Généralités
Dimanche 10 Septembre 2006 - 20:03
Respiration abdominale ou ventrale, respiration complête.
Un des buts de l'accompagnement à la maternité et plus précisément à l'accouchement est de développer les compétences respiratoires de la future maman. La respiration complête, lente et profonde (appelée éagelemnt respiration des trois étages) correspond naturellement aux besoins de l'accouchement ou du moins à une bonne partie de celui-ci :
- elle facilite un bon renouvellement et ainsi une bonne élimination du gaz carbonique, évitant un phénomène nommé acidose, souffrance foetale.
- elle nourrit le travail long et intense de l'utérus, approte l'oxygène nécessaire.
On peut donc d'ailleurs en fonction de ces arguments s'étonner de techniques qui visent à la rétention d'air.


Respiration ventrale?
Le terme ""respiration ventrale surprend parfois. On ne respire pas par le ventre, mais en libérant le ventre, on permet au diaphragme de descendre et aux poumons de se remplir.

Pour respirer, il faut des muscles. Le diaphragme est le muscle le plus important de la fonction respiratoire.
Dans une respiration libérée, le diaphragme s’abaisse à l’inspiration et monte à l’expiration.
Il assure une respiration ample et abdominale.

Dans les respirations superficielles, irrégulières, arythmiques, le diaphragme est souvent bloqué. Des tensions musculaires contrarient la liberté du souffle, ce qui impose à l’individu un surcroît d’effort.

En lui redonnant sa mobilité, on accroît la ventilation pulmonaire, on masse le plexus solaire, on tonifie la région abdominale.


Respiration complête, totale (respiration des trois étages)


La respiration complête utilise toutes les ressources respiratoires de l'individu. On commence par le ventre puis on ouvre la cage thoracique jusqu'aux épaules : le mouvement suit donc le trajet : ventre - thorax - épaules (sous-claviculaire). On parle également de respiration dorsale, car inévitablement, la respiration complête se ressent également dans la régoin du dos. C'est en fait tout un être qui respire.

Complète, la respiration procure une relaxation profonde et tonifie l’organisme. En respirant amplement, on détend les muscles intercostaux et on libère la cage thoracique, crispations souvent liées à la peur, la timidité, la rigidité morale, … Une respiration complète, équilibrée et stable (enracinement), permet la prise de conscience de l’individu dans sa globalité.

Outil de détente, de gestion émotionnelle.

En dehors de l'apport en oxygène et dans le cadre de l'accouchement, le développement des compétences respiratoires présente d'autres atouts :

- La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique. Elle constitue une voix d'accès vers un corps qui s'emballe et un outil de détente.

- D’un point de vue psychologique, la relation entre respiration et état émotionnel n’est plus à prouver. Mais, dans le cadre de l’anxiété et de la gestion émotionnelle, l’important est de constater que cette relation est bilatérale :

- La vie psychique influe sur la respiration
- La respiration influe sur la vie psychique

En plus d'un contrôle tensionnel, physiologique, le contrôle respiratoire permet donc également un contrôle émotionnel, outil de gestion du stress utile dans le cadre de l'accouchement.

Respiration et naissance
L'accouchement va se diviser en plusieurs phases :
- Phase de travail : c'est la période d'effacement et de dilatation du col de l'utérus. La respiration sera abdominale, lente et ample. Si les contractions ne sont pas de bonne qualité ou insuffisantes, l'expiration doit être forcée en contractant les abdominaux, pour exciter le fond utérin. Entre chaque contaction, relâchement, respiration ample et lente...
- Juste avant la naissance : la maman peut avoir envie de pousser alors que le moment n'est pas venu, c'est à dire qu'effacement et dilatation ne sont pas complets. La respiration ample et lente est là encore un bon outil pour resister à cette envie, sans arrêt respiratoire entre expiration et inspiration (et inversement), arrêt qui pourrit induire une contraction réflexe.
- La naissance/expulsion : muscles abdominaux et utérins collaborent pour l'expulsion de l'enfant. Là la respiration se modifie, inspiration, puis expiration lente et forcée (contraction maximale des muscles abdominaux, serrement, pincement des levres pour limiter l'expiration), puis inspiration très rapide (car l'enfant pendant cette phase est "aspiré" vers le ventre de la maman puis expiration lente et forcée etc...
- La naissance proprement dite : retour à la respiration naturelle, lente et ample
Deenan
Dimanche 10 Septembre 2006 20:03 | Permalien | Commentaires (0)

 Nutrition et allaitement Allaitement Maternel
Samedi 09 Septembre 2006 - 02:40
FEUILLET 17 DE LA LECHE LEAGUE FRANCE

« Souvenez-vous que vous mangez pour deux ».

Cette phrase est-elle seulement un lieu commun ? Une autorisation de se « goinfrer » ? Ou est-ce vraiment un bon conseil ? Les êtres humains ont pendant longtemps pressenti que la nutrition méritait une attention particulière pendant la grossesse et la lactation. Pensez au nombre de contes de bonne femme parlant de ce qu'une femme doit ou non manger pendant qu'elle est enceinte ou qu'elle allaite. Bien que nous puissions considérer ces histoires comme non scientifiques, la recherche médicale a confirmé l'importance du régime de la mère pour la croissance et le développement de son enfant. « Manger pour deux » est devenu une sérieuse responsabilité.

Cette responsabilité reste présente pendant l'allaitement. Manger avec sagesse permet à la mère de répondre à tous les besoins nutritionnels de son enfant. Des études ont montré que les mères bien nourries produisent un lait de qualité régulière et que des tétées fréquentes garantissent une production de lait abondante.

Mais que voulons-nous dire par manger avec sagesse ?
Est-il possible de manger avec sagesse et, malgré cela, de perdre les quelques kilos accumulés pendant la grossesse ? Les mères qui allaitent devraient-elles éviter certaines nourritures ? Peut-on manger du chocolat ? Vous choisissez chaque jour ce que vous allez manger, boire et cuisiner. Quels choix feront de vous une mère « bien alimentée » ? Produire du lait demande de l'énergie ; en d'autres termes, cela consomme des calories. 90 % des calories utilisées pour la fabrication du lait vont au bébé, le corps de la mère utilise les 10 % restants pour le processus de fabrication lui-même : la production du lait a donc un très bon rendement énergétique.

Ceci veut dire que les mères allaitantes brûlent plus de calories en une journée que les femmes qui n'allaitent pas.
Elles consomment également d'autres nutriments en plus grande quantité. La plupart des spécialistes de la nutrition pendant la lactation recommandent une consommation supplémentaire de cinq cents calories par jour pour les mères qui allaitent. Ces calories supplémentaires devraient inclure vingt grammes de protéines. Les calories supplémentaires apporteront à la mère environ deux tiers de l'énergie nécessaire pour fabriquer du lait pour son bébé. Le reste de l'énergie vient des réserves de graisse faites pendant la grossesse : c'est le moyen choisi par la nature pour préparer le corps aux demandes nutritionnelles de la lactation.

Une façon d'être sûre de consommer les nutriments nécessaires en quantité suffisante est de manger une grande variété d'aliments.
Ne vous limitez pas à quelques légumes ou à un régime viande-pommes de terre. Le poulet, la dinde, le poisson, les oeufs et les produits laitiers sont tous des sources de protéines animales, en plus des viandes rouges telles que le boeuf, le porc et l'agneau. Les légumineuses (telles que les haricots, les lentilles..) sont également de bonnes sources de protéines, surtout si elles sont combinées avec des céréales complètes, des graines, des fruits oléagineux et des produits laitiers. Même pendant les mois d'hiver, les supermarchés vendent de nombreux produits frais et congelés. Vous pouvez varier le « vert » de vos salades en utilisant différentes variétés de salades vertes, des épinards, du persil, des choux rouges et verts. De nombreux légumes - carottes, brocolis, choux-fleurs, poivrons verts - peuvent être mangés crus en collation ou bien, cuits, au repas. Vous pouvez trouver les indispensables vitamines dans d'innombrables aliments. Saviez-vous que quarante grammes de poivron vert ou de choux de Bruxelles contiennent autant de vitamine C que la même quantité de jus d'orange ?

La variété existe aussi parmi les céréales, les légumineuses et les graines.
Le pain complet apporte des fibres alimentaires et de la vitamine B ; c'est le cas également des céréales complètes, du riz complet, de la farine de maïs et de la crème d'avoine. Beaucoup de femmes se préoccupent de l'apport quotidien de calcium dans leur régime, notamment depuis que la science médicale a appris qu'un déficit en calcium peut contribuer à une maladie dégénérative des os : l'ostéoporose. Le lait est un choix possible pour faire face aux besoins accrus en calcium des femmes enceintes et allaitantes. Il peut être remplacé par du yaourt et du fromage. D’autres aliments aussi sont riches en calcium : les algues, le sésame, les legumineuses, les fruits oléagineux, les légumes à feuilles et les sardines en boîte. Le chou chinois cuit est également une bonne source de calcium. 250g de chou chinois cuit contiennent presque autant de calcium (86 %) que 250 ml de lait. 115 g de graines de sésame moulues contiennent deux fois plus de calcium que 250 ml de lait. Enfin, les mères allaitantes ont besoin de boire plus pour faire du lait pour leur bébé ; mais vous n'avez pas besoin de boire du lait pour fabriquer du lait.

Pour beaucoup de mères qui allaitent, le problème n'est pas tant de savoir quoi manger mais quand faire les courses et la cuisine.
Une bonne alimentation ne veut pas obligatoirement dire passer plus de temps dans la cuisine. Préparer ses menus pour la semaine évite des trajets supplémentaires à l'épicerie. Nettoyer et préparer les légumes en grosse quantité permet de pouvoir en prendre une poignée dans le réfrigérateur, pour une collation ou pour les ajouter à une salade ou un plat cuisiné. Faire des doubles portions de plats principaux prend un petit peu plus de temps ; cependant, pour les jours où tout semble aller de travers, cela vous permet d'avoir au congélateur une réserve de plats faciles à préparer. Si vous prenez le temps de remplir votre congélateur de plats préparés pendant les dernières semaines de votre grossesse, vous pourrez compter dessus pour manger correctement pendant les premières semaines après la naissance de votre bébé, même les jours où vous n'arrivez à rien faire.

De nombreux aliments sont à la fois nutritifs et pratiques pour un en-cas ou un repas rapide. Le fromage, le yaourt, le pain complet ou les crackers de céréales complètes, les tomates, les graines germées, les fruits, le muesli, les jus de fruits, les oeufs durs, les légumes coupés en morceaux et les fruits oléagineux peuvent être consommés avec peu ou pas de préparation. Plusieurs petits repas au cours de la journée peuvent être tout aussi nutritifs que trois repas principaux. Certaines mères essaient de prendre une collation de qualité et quelque chose à boire, chaque fois qu'elles s'assoient pour allaiter leur bébé.

Contrairement à beaucoup de légendes, la plupart des mères qui allaitent se rendent compte qu'elles peuvent manger tout ce qui leur plaît sans que leur bébé ait une réaction particulière.
De temps en temps, surtout dans les familles qui ont une histoire d'allergie alimentaire, les mères découvrent que quelques éléments, dans leur régime, gênent leur bébé allaité. Le lait de vache et d'autres produits laitiers, les oeufs, les agrumes sont le plus souvent identifiés comme responsables. Des études récentes ont montré qu'un tout petit peu de caféine passe dans le lait ; des quantités modérées de café, thé ou cola ne posent habituellement pas de problème. Toutefois, si votre bébé est maussade et dort peu, il peut être utile de diminuer vos apports de caféine pour vous aider tous les deux à mieux dormir. Le chocolat contient une substance semblable à la caféine, mais la plupart des mères notent qu'une consommation modérée n'a pas d'effet sur leur enfant allaité. Si vous avez l'impression d'une relation de cause à effet entre un aliment que vous consommez régulièrement et des symptômes observés chez votre bébé, essayez d'éliminer cet aliment ou ces aliments pendant dix ou quinze jours. Si les symptômes disparaissent, votre travail de détective a probablement porté ses fruits. Sinon, vous aurez peut-être besoin de chercher ailleurs. Si vous découvrez que vous êtes amenée à éliminer une catégorie d'aliments importante de votre régime, par exemple les produits laitiers, consultez votre médecin ou un nutritionniste pour la remplacer par des aliments équivalents ou un bon supplément vitaminique ou de minéraux.

En règle générale, les mères bien nourries n'ont pas besoin de suppléments vitaminiques pendant l'allaitement.
Cependant certaines carences en vitamines affectant la quantité de ces vitamines dans le lait, il est particulièrement important d'avoir une alimentation équilibrée. Chez les femmes vraiment dénutries, la production de lait baisse et elles ont moins de lait pour leur bébé. Ce degré de dénutrition est plus fréquent dans les pays en voie de développement que dans les pays industrialisés. Toutefois, la relation qui existe entre un régime sain et le volume de lait produit devrait mettre en garde les femmes qui ne prennent pas le temps de manger correctement ou qui font un régime amaigrissant draconien pendant l'allaitement.

Les mères se demandent souvent s'il est possible de perdre du poids pendant l'allaitement.
La réponse est oui. En fait, l'allaitement facilite la perte des quelques kilos supplémentaires gardés après la grossesse. Ces kilos ne sont, après tout, qu'une réserve d'énergie destinée à la fabrication du lait. Les nouvelles mères qui n'allaitent pas dépendent de leur régime et de la gymnastique pour perdre du poids. Les femmes qui allaitent sont favorisées parce qu'elles utilisent ces calories pour produire du lait. D'après le Docteur Judith Roepke, nutritionniste (à l'Université Ball State en Indiana), la lactation peut être un moment idéal pour perdre du poids. La lactation semble même mobiliser les graisses accumulées avant la grossesse. Mais il est important que la perte de poids soit lente. Le Docteur Roepke suggère que les mères qui allaitent ne fassent rien de spécial pour perdre du poids pendant les deux premiers mois post-partum. Votre corps a besoin de temps pour se remettre de l'accouchement et pour établir une bonne production de lait et la plupart des mères qui allaitent vont, de toute façon, perdre quelques kilos alors qu'elles suivent un régime normal. Si après deux mois, vous n'avez pas perdu de poids du tout, vous avez probablement besoin d'augmenter votre degré d'activité en même temps que de diminuer votre apport calorique. Mettez votre bébé dans une poussette ou un porte-bébé et sortez faire une promenade de trois bons kilomètres cinq fois par semaine. Parallèlement, éliminez trois cuillerées à café de margarine ou de beurre (environ cent calories) de votre régime quotidien. Ainsi, vous pouvez espérer perdre un kilo ou un kilo et demi en un mois. Ce n'est pas une perte de poids extraordinaire, mais elle garantit que vous-même et votre bébé serez bien nourris. De plus, les avantages procurés par l'exercice physique vont bien au-delà des kilos et centimètres de tour de taille perdus.

Les régimes draconiens, les régimes fantaisistes et les pertes de poids rapides sont susceptibles de créer des problèmes à la mère qui allaite.
Les polluants de l'environnement tels que les PCB (polychloro-biphényls) et les pesticides sont stockés dans les graisses de l'organisme. Une perte de poids rapide libère ces polluants dans la circulation sanguine et peut augmenter leur concentration dans votre lait. Malheureusement, les polluants sont le fait de la vie moderne, mais quand cela est possible, il est préférable de réduire l'exposition de votre bébé au minimum.

Les régimes exceptionnellement riches en protéines et pauvres en glucides sont potentiellement dangereux en raison de substances libérées dans le lait par le métabolisme modifié de la mère. Tous les amaigrissements rapides font courir le risque d'une baisse de la production de lait, surtout les premiers mois.

De nombreuses mères se rendent compte qu'elles n'ont pas à se préoccuper consciemment de perdre du poids pendant l'allaitement. Elles éliminent simplement les aliments riches en calories, en sucre, en graisses et peu nutritifs, et se concentrent sur des aliments de bonne qualité nutritionnelle. Quelle meilleure période choisir pour améliorer ce que nous mangeons que la grossesse et l'allaitement ! Pendant cette période, « manger pour deux » veut dire que vous-même et votre bébé bénéficiez d'une bonne nutrition. Il est plus facile de « bien manger » quand toute la famille se nourrit bien. Quand tous les membres de la famille s'intéressent à la nutrition, les enfants prennent de bonnes habitudes alimentaires tôt dans leur vie. Une bonne nutrition vous aidera également à combattre la fatigue et les moments de haut et de bas qui sont le lot inévitable de toute nouvelle mère.


Références
1001 recettes de santé, LLLI, en vente à la boutique
Fichaux B., La nouvelle cuisine familiale, Editions GabriAndre, 1993
Lambert-Lagacé L., Menu de Santé, Editions de l’Homme (Canada), 1981
Lambert-Lagacé L., Le défi alimentaire de la femme, Editions de l’Homme (Canada), 1988
Lecerf Dr. Jean-Michel, Manger autrement, Editions Institut Pasteur, Lille, 1984

© LLL France

Peut être reproduit, imprimé ou diffusé à condition de mentionner la provenance de ce texte.
Pour Internet, merci de mettre un lien vers le site de LLL France : www.lllfrance.org
Feuillet 17 - révisé octobre 2001
Deenan
Samedi 09 Septembre 2006 02:40 | Permalien | Commentaires (0)

 Michel Odent à Bruxelles Accouchement / Généralités
Jeudi 07 Septembre 2006 - 23:52
Conférence de Michel Odent
Le 19 octobre à 19h30

"Les besoins physiologiques de la femme en travail" (Bruxelles)
Infos : http://www.alternatives.be/agenda#odent

Obstétricien, Michel Odent est le fondateur du " Primal Health Research
centre " à Londres, dont le but est d'étudier les conséquences ce qui se
passe durant la période primale (de la conception au premier anniversaire)
sur la santé et le comportement ultérieur.

Il est l'auteur de nombreux livres à succès comme "L'amour scientifié" et
"Le Fermier et l'Accoucheur" .
Pour Michel Odent, grossesse et naissance sont des instants précieux. Il s'y
tisse notre devenir de bébé, mais aussi d'adulte. Michel Odent et nombre de
scientifiques, voient au-delà de cette perspective personnelle, se dessiner
l'avenir de l'humanité. D'une même voix, appuyés sur des études rigoureuses,
ils dénoncent le manque d'attention porté aux besoins réels de la mère en
train de mettre au monde son enfant. Cette méconnaissance et ce non-respect
de la physiologie risquent de coûter cher à l'humanité en terme de capacité
d'aimer, affirment-ils. Mais il est encore temps de réagir.

Date : 19 octobre 2006 à 19h30
PAF : 5 EUR - gratuit pour les membres d'Alter-NativeS
Lieu : Collège St Pierre - Avenue Coghen 205, 1180 Uccle
Accès : angle avenue Coghen et avenue Brugmann
Parking possible dans la cour intérieure du collège

Alter-Natives (Belgique)
http://www.alternatives.be/
Deenan
Jeudi 07 Septembre 2006 23:52 | Permalien | Commentaires (0)

 Boutique en ligne : Morgane Lafey / Section Maternage et enfants & Bien Etre Livres conseillés
Mercredi 06 Septembre 2006 - 21:37
Le site de vente d'une amie

http://www.morganelafey.com/boutique/categories/1_86_40/Maternage-enfants.html

http://www.morganelafey.com/boutique/categories/1_86/Nature-Bien-Etre.html

* En achetant ici vous devenez " consom-acteur " !
* Sans avoir la prétention d'être parfaitement écologique, ma vie est en accord avec mes convictions : Mise en place de toilettes sèches, consommation de nourriture biologique et membre d'une coopérative, membre de Onevoice (contre l'exploitation animale) je n'utilise pas de produits cosmétiques ou ménagers testés sur les animaux, je trie mes déchets, utilise des couches lavables pour ma fille etc., dès que possible l'électricité utilisée va provenir d'Enercoop (énergies renouvelables, pas de nucléaire).
* Sur demande je vous informe sur tous les sujets alternatifs qui vous intéressent : magie, paganismes, végétarisme, construction écologique, fabrication de vos produits cosmétiques et ménagers, accouchement à domicile, allaitement et éducation non violente et tellement plus encore !

En achetant ici, vous entrez dans une logique différente de la société de consommation. Vous achèterez via internet à un libraire pas à un supermarché de livres qui condamne indirectement les petites librairies à disparaître. Ce n'est pas la plus grande boutique ésotérique de la Terre ni la moins chère de l'Univers mais au moins chaque achat contribue à aider notre Mère Terre, dans la limite de mes compétences clin d'oeil.

En cas de doute, avant d'acheter, vous pouvez m'envoyer un mail pour me demander conseil sur un livre ou un autre article, je me ferai un plaisir de vous répondre !
Deenan
Mercredi 06 Septembre 2006 21:37 | Permalien | Commentaires (0)

 
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