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Arrivé à l'hôpital, on m'administre des médicaments contre les contractions et au bout d'une heure, tout se calme et rentre dans l'ordre.
Cependant je reste hospitalisé dans le secteur des Grossesses à Haut Risque car je pouvais accoucher à tout moment.
Le but était de garder les bébés le plus longtemps possible au chaud dans mon ventre.
Mes journées deviennent interminables entre les monitoring le matin et les quelques rares activités proposées par l'hôpital (couture, soins du visage, lecture...).
Bien entendu j'apprend sans surprise que j'attend deux petites filles (mon mari voulait au moins un gars mais il a tout de même été ravi).
Tout semblait donc bien, je recevais quelques visites (mais étant à 40 km de chez moi, c'éait compliqué) et regardais la télé pour passer le temps.
J'avais ordre de ne pas m'agiter sauf pour la toilette et encore...
Tout allait donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu'à ce jour fatidique où l'obstétricien m'a annoncé : "Madame, le monitoring est inquiétant pour J1, préparez vous à accoucher".J'étais à 27SA.Il a ajouté à l'intention de ses collègues: "tout le monde au bloc!"
Une dizaine de professionnels de la santé s'activaient autour de moi. Tout allait très vite, tout me semblait irréel.
Il était 23H20, quand par césarienne d'urgence ma première fille est née (680gr), suivie de sa soeur (940gr) une minute plus tard. Jétais sous péridurale, j'ai donc ressenti quelques sensations,mais il faut savoir que j'ai vécu l'accouchement comme un véritable arrachement.
Je n'ai pas pu les voir tout de suite, seulement 2 secondes au moment où je sortais du bloc.
Je les aies entr'apercues car j'étais un peu dans le vague.
Le chirurgien me passe son téléphone et j'appelle mon mari pour lui annoncer la nouvelle (bonne? mauvaise? j'étais perdu).
Je passe donc la nuit en salle de réveil en me posant des questions quant à mes filles. |