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Voici mon Histoire
Je m'appelle Joëla, j'ai 21 ans et je souffre de cette pathologie qui est l'endométriose depuis mes 13 ans. Et ce n’est qu’aujourd’hui à la proche de mes 22 ans que je commence enfin à « vivre » et à mieux comprendre certaines choses.
Commençons par le commencement…
J’ai 13 ans, comme toutes jeunes filles, je n’y pouvais en aucune sorte y échapper mes menstruations font leurs apparitions. Je ne savais pas encore ce qu’il m’attendait, mais je l’ai très vite compris. Des douleurs insupportables, des pleures qui demander à être entendu, des « pourquoi je souffre autant ? » sans réponse. Mes parents veulent également comprendre, ce ne sont pas que de simples règles douloureuses. Comme je disais à ma famille, je "dansais avec le diable". Les douleurs étaient si fortes que je ne pouvais même plus m'allonger sur mon lit, les positions debout, assises, couchée, rien n'y faisait, je ne pouvais pas rester en place, toujours recroquevillée sur moi-même. Pendant trois années, mes trois premières années de jeune femme, je me suis vue prendre des traitements qui ne me faisaient rien, ou du moins qui n'agissaient pas sur la douleur. Je voulais savoir, comprendre, trouver la cause de ce mal et donc je me suis mise à regarder des émissions médicales. Et là, j'entends des témoignages de femmes qui me bouleversent, car elles racontaient leurs souffrances, et leurs souffrances est également la mienne, et un mot en ressort " ENDOMETRIOSE". Dès ce jour j'ai su ce que j'avais. J'en parle à mon gynécologue, et à partir de mes 16 ans de réels examens ont eu lieu.
Trois coelioscopies, IRM, Scanner, traitements pour l'endométriose, quoi qu'il en existe pas vraiment mis à part la ménopause. A 18 ans je suis donc ménopausée jusqu’à environ mes 20 ans.
Je rencontre Florian, l’homme qui partage ma vie, mes souffrances et mes rires. Il c‘est très vite aperçu de lui-même que quelque chose en moi n’allais pas, mais quoi ? Je ne veux pas lui dire… j’ai honte, j’ai peur de le perdre. Un malaise, une hémorragie externe, il faut vite faire quelque chose. Il m’emmène aux urgences, mon médecin est là, il lui dit. Le voile est levé, le fait d’en parler ça fait vraiment du bien. La vie continue le désir d’un enfant se fait ressentir. Les médecins me disent que je ne pourrais pas avoir d’enfant naturellement, le choc, plus rien ne va. Je n’accepte plus du tout ce corps qui est le mien. On me parle de FIV ( Fécondation In Vitro), je ne suis ni pour ni contre, mais je ne voulais pas, peur de l’échec, je ne veux plus souffrir. Et le dimanche 19 décembre 2004, deux mois et demi sans règles, je décide de faire un test, juste comme ça pour voir, résultat Positif ! Je ne peux vous décrire dans quel état j’étais ce jour là. Le lundi je l’annonce à mon gynécologue, c’était le seul à encore vouloir y croire pour moi, mis à part ces professeurs qu’auparavant j’avais vu.
Je suis donc aujourd’hui enceinte, une grossesse naturelle, un véritable cadeau de noël, un don que la vie nous a fait un enfant tant souhaité. |