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Elle permet d’aborder l’accouchement avec sérénité et d’y participer activement. Toute femme enceinte devrait commencer la préparation à l’accouchement le plus tôt possible car ce la permet de créer par répétition des réflexes bien venus le jour de l’accouchement. Parfois certaines mamans ne se sentent pas prêtes pour autant à cette période là.
Les femmes enceintes alitées qui ne peuvent se déplacer dans un cours peuvent quand même travailler la respiration, le périnée, et la relaxation. Si ces exercices sont faits un peu tous les jours, la future maman pourra aborder l’accouchement en toute confiance.
La préparation dite « classique »
C’est la psychoprophylaxie obstétricale autrefois appelée Accouchement sans douleur. Cela ne permet pas de supprimer la douleur mais d’apprendre et de comprendre des mécanismes qui permettent de mieux la contrôler. De plus, les mamans accèdent à une compréhension de la grossesse, du développement de l’enfant, et de l’accouchement.
La maman aborde sa grossesse en toute sérénité. Elle connaît les différentes étapes qu’elle est en train de vivre et n’a donc (sinon moins) pas peur ! Le fait de ne pas trop appréhender cet évènement permet une meilleure décontraction.
Le déroulement de la préparation :
1ères séances :
explication théorique de la grossesse de la conception à l’accouchement
quelques conseils sur l’hygiène de la grossesse, l’allaitement, les démarches à effectuer, le séjour à la maternité…
Autres séances : apprentissage d’exercice physique (relaxation, respiration, entraînement musculaire) à répéter quotidiennement chez soi qui donnent petit à petit confiance en elle à la maman.
Cette préparation classique est indispensable même si vous accouchez sous péridurale. Elle est assurée par des sages-femmes au cours de 8 séances remboursées par la sécurité sociale. Elle commence vers le 7ème mois de grossesse (pendant le congé maternité) ; le papa y est généralement cordialement invité !
Les autres préparations
Elles sont en général basées sur les techniques de relaxation. Votre médecin traitant peut vous conseiller et vous indiquer quelques adresses utiles.
La sophrologie
Il s’agit d’obtenir la maîtrise de soi par la relaxation et la suggestion. La préparation a lieu au cours de 8 séances pendant la grossesse et nécessite des exercices quotidiens.
La préparation en piscine
Elle favorise la relaxation et un excellent travail musculaire car les mouvements sont plus faciles à réaliser, les problèmes de poids étant non gênants. Tout le corps travaille en harmonie, en douceur et en souplesse.
Le yoga
Cette technique vise la maîtrise du corps et de l’esprit. Le travail des muscles se fait tout en douceur et est lié à une relaxation optimale. La pratique du yoga pendant la grossesse permet d’être à l’écoute de son corps et de suivre les évolutions de son corps. C’est une bonne préparation en vue de l’accouchement.
L’Haptonomie
Cette méthode permet de développer une communication directe avec le bébé par un contact affectif et émotionnel. Le contact est établi par une technique de toucher particulière appliquée sur le ventre de la maman. C’est aussi l’occasion pour le papa de participer activement et affectivement à la grossesse.
En plus, du lien affectif qui se crée avec le bébé, cette technique permet parles attouchements la décontraction, la libération de toutes les tensions internes. Au moment de l’accouchement, les muscles seront détendus et l’accouchement favorisé.
Cette technique ne peut s’improviser et doit être pratiquée avec des professionnels de l’haptonomie.
Le chant prénatal ou psychophonie.
Le bébé dans l’utérus est très sensible à tous les sons et tout particulièrement aux fréquences basses. Le bébé perçoit le chant de sa mère et réagit pour le plus grand bonheur. De plus, le chant fait travailler la respiration et fait alterner contraction et détente.
LES PETITS MAUX DE LA GROSSESSE
Rétention d’eau et cellulite
Au cours de la grossesse, la plupart des femmes sont sujettes aux phénomènes de rétention d’eau. Parfois les tissus gonflent de façon exagérée et inhabituelle : on parle d’œdèmes.
Généralement, les oedèmes commencent à apparaître dans le bas du corps : les chevilles et les jambes sont les premières touchées.
Le sel accentue le passage du liquide hors de la circulation. Manger peu salé permet de réduire les oedèmes mais évitez tout régime sans sel strict (sauf sur prescription de votre médecin). Pendant votre grossesse, évitez donc le trop et le trop peu : salez de façon modérée votre nourriture.
Pour réduire le contenu en sel de votre nourriture :
Evitez les plats cuisinés et les sauces du commerce
Toujours goûter avant de saler
Dans chaque famille d’aliments, éviter ceux riches en sel (les conserves de poisson, les fruits de mer, les charcuteries, les viandes et poissons fumés, certaines eaux minérales gazeuses : Badoit, Vichy, les condiments : cornichons, pickles, câpres, potages en sachet, en cubes, en conserve …
Jambes lourdes
Cette sensation est donnée par le poids du sang veineux tout au long de la colonne veineuse souvent distendue. Car alors, la veine augmentant de calibre, le sang circule moins bien et le retour veineux est plus difficile. Le sang stagne donc au niveau des membres inférieurs.
Conseils pour éviter les douleurs des jambes :
mettre des cales de 10 cm sous les pieds du lit pour surélever les jambes
éviter les grosses chaleur comme les bains de soleil, les saunas, l’épilation à la cire chaude
éviter les talons hauts
douchez vos jambes à l’eau froide en les massant de bas en haut
Nausées et vomissements
Les troubles digestifs sont fréquents au début et disparaissent ou s’atténuent après 3 mois (elles touchent une femme enceinte sur deux)
Ils surviennent surtout le matin à jeun.
Le matin, levez-vous doucement.
Prenez votre petit déjeuner au lit si possible.
Mangez peu à la fois mais souvent.
Evitez les aliments indigestes.
Buvez beaucoup d’eau.
Reposez-vous.
Dans la matinée, suivant l’appétit et ce qui aura été mangé au petit déjeuner, compléter par une collation (laitage, fruit), sans oublier de boire tout au long de la journée.
Dans la journée, faîtes des repas fractionnés, mangez lentement et évitez les aliments difficiles à digérer.
Brûlures d’estomac
Eviter les plats en sauce, crudités, les épices, boissons gazeuses, graisses cuites, café.
Rehausser votre buste pour dormir.
Ne pas s’allonger immédiatement après le repas.
Eviter les aliments qui ont tendance à fermenter comme les choux.
Essayer de trouver quel aliment peut être particulièrement responsable des aigreurs.
Supprimer momentanément les aliments acides (vinaigre, cornichons, citron), les plats trop épicés, l’eau et les boissons gazeuses.
Diminuer le volume des repas principaux et fractionner les apports : par exemple, prendre le fromage ou le dessert au milieu de la journée, ou boire un bol de lait au coucher.
Demandez conseil à votre médecin.
Le médecin peut vous prescrire certains médicaments qui soulagent les brûlures d’estomac.
Constipation
Pour améliorer votre transit pendant la grossesse :
Avoir un régime équilibré et suffisamment riche en fibres (légumes verts, fruits).
Boire beaucoup
- Prendre un verre d’eau ou de jus de fruit au réveil : cela favorise un réflexe « accélérateur » entre estomac et côlon.
- Boire beaucoup entre les repas, que ce soit de l’eau (1,5 à 2 l par jour), du lait, du thé, une tisane.
Manger des aliments riches en fibres : a chaque repas profiter de la variété des fruits et des légumes : au moins un plat de légumes et 2 à 3 fruits par jour. Consommez de temps en temps des légumes secs. Ils sont trsè riches en fibres. Si vous n’y êtes pas habituée, commencer par en consommer de petites quantités et vérifier votre tolérance par rapport à ces aliments.
Pensez aux riz et pâtes complètes, pain complet, de seigle ou de son, musli, flocons d’avoine et autres céréales (à introduire progressivement ou occasionnellement dans votre alimentation en fonction de votre tolérance, ne pas abuser ! ) qui apportent des fibres.
Avoir une activité physique normale : marcher une demi-heure par jour est recommandé.
Aller à la selle à horaires réguliers
Surtout n’utilisez pas de laxatifs sans avis médical. Ils sont dangereux pour vous et pour le futur bébé Attention également aux plantes ne les choisissez jamais seule.
L'ALLAITEMENT
Toute future maman se pose à un moment ou un autre de la grossesse des questions sur l’allaitement. S’il n’incombe à personne d’autre qu’elle de prendre une décision, c’est en lui apportant les bonnes informations qu’elle pourra effectivement prendre sa décision en connaissance de cause.
En France, à peine plus de 50% des jeunes mamans allaitent leur bébé à la maternité et elles sont moins de la moitié à aller au-delà des 6 premières semaines. Cela a une conséquence toute simple : moins d’1 maman sur 4 a passé le cap difficile des premières semaines et la majeur partie ont abandonné suite à un problème ou par manque d’information. Difficile donc pour la future maman de trouver autour d’elle des références positives en matière d’allaitement maternel !
L’art de l’allaitement s’est peu à peu perdu depuis le début du siècle et cette transmission du savoir, qui se faisait autrefois de femme à femme au sein de la famille au sens large, a disparu.
Il faut donc réapprendre aux femmes les gestes élémentaires de l’allaitement qui relèvent, pour la plupart, beaucoup plus du bon sens que du cours de médecine, à condition d’apprendre également à se faire confiance, à faire confiance à son bébé et à oublier pour quelques mois certaines références de temps et de durée si chères à nos sociétés occidentales.
Ce qu’il faut avant tout savoir…
toutes les femmes peuvent allaiter et cela n’a rien à voir avec la taille des seins (c’est le volume du tissu graisseux qui varie d’une poitrine à l’autre alors que la taille de la glande mammaire est assez semblable d’une femme à l’autre) ou l’histoire familiale (il n’y a pas de facteur héréditaire dans la réussite d’un allaitement). L’allaitement est une fonction physiologique et toutes les femmes ont assez de lait si leur allaitement a été mis en route correctement (cf. les règles de bases).
il est fortement recommandé de se renseigner pendant la grossesse afin d’éviter les erreurs de mise en route souvent fatales à l’allaitement. L’art de l’allaitement maternel s’étant perdu, on n’improvise pas un allaitement en se disant « on verra bien au moment venu… ». C’est le meilleur moyen pour se retrouver démunie devant les discours contradictoires que l’on va forcément entendre.
Allaiter son enfant, c’est faire partie d’une minorité et comme tout le monde sait, les minorités ne sont pas toujours les mieux traitées… Vous aurez sûrement droit aux petites phrases assassines du style « Es tu sûre que ton lait est assez riche ? », « Tu as encore assez de lait ?! », « Mais quand vas-tu donc arrêter ? ».
Sachez que le lait maternel est l’aliment le mieux adapté à votre bébé. Sa composition évolue pendant la tétée (lait plus gras en fin de tétée) et va s’adapter aux besoins de votre bébé au cours de sa croissance. Quand à la durée de votre allaitement, elle n’appartient évidement qu’à vous, votre couple, et votre bébé. Sachez que l’OMS recommande un allaitement exclusif (rien d’autre que du lait maternel) de 6 mois et un allaitement mixte de 2 ans. Sachez également que la reprise du travail ne signifie pas inéluctablement arrêt de l’allaitement mais que de nombreuses femmes continue d’allaiter leur enfant pendant de nombreux mois tout en exerçant une activité professionnelle. C’est juste une question d’organisation et là encore, chacune adopte la solution qui lui semble la mieux adaptée (tirer son lait pour le faire donner pendant son absence ou lait artificiel et allaitement au retour de la maman)
A la maternité, comme par la suite, la jeune maman va entendre des avis divergents que ce soit sur la fréquence ou la durée des tétées, l’évolution du poids du bébé… Il est donc indispensable de s’être un peu renseignée pour avoir sa propre philosophie et ne pas être désorientée par ces contradictions.
Quelques règles d’or pour une bonne mise en route de l’allaitement
La proximité physique maman-bébé favorise la mise en route de l’allaitement. Gardez votre bébé avec vous autant que vous en ressentez le besoin et laissez le s’imprégner avec délices de votre odeur, votre voix, votre bercement…
Bref, tout ce qui le satisfaisait lors de la vie utérine.
Allaitement à la demande ! Le lait maternel est le plus digeste des laits et il n’y a aucun espace minimum à respecter entre 2 tétées. Dès que bébé semble chercher et farfouille avec sa tête, proposez lui le sein. S’il n’en veut pas, il vous le fera de toute façon savoir ! Sachez qu’une tétée n’est pas uniquement alimentaire mais qu’elle répond merveilleusement à un besoin de câlin.
L’allaitement à la demande est une des conditions essentielles pour la bonne mise en route de l’allaitement maternel. Le principe est simple : il faut « lancer la machine ». Si vous la faites tourner au ralenti dès le début, elle va s’essouffler et vous « lâcher » très vite. Donner 10 à 12 tétées les premiers jours est un sacré gage de succès et vous permet de profiter de ce moment pour vous reposer et, éventuellement vous endormir avec votre bébé.
L’allaitement à la demande permet également au nouveau-né de peaufiner sa technique de succion dans la mesure où les occasions sont fréquentes alors qu’un bébé affamé aura plus tendance à de jeter sur le sein et à tirer maladroitement et sans succès (et avec douleur pour la mère !).
C’est également le meilleur moyen d’éviter les engorgements.
Essayer de mettre votre bébé au sein dans les 2 heures qui suivent l’accouchement. C’est un moment privilégié où tous les sens du nouveau-né sont en éveil et où il est particulièrement réceptif. Certains sauront ramper sur le ventre de leur mère et attraper le sein tout seul, d’autres auront besoin d’un petit coup de pouce…
Adopter une bonne position. Pour vous, c’est être bien calée dans des coussins sans aucune tension dans les bras ou le dos. Pour le bébé, c’est la tête en face de votre sein (il ne doit pas avoir à tourner la tête) et son ventre contre le votre. Il doit ouvrir grand la bouche et « engloutir » une bonne partie de l’aréole (ceci est essentiel car les terminaisons nerveuses qui commandent l’éjection du lait sont à la périphérie de l’aréole et en aucun cas sur le mamelon). N’hésitez donc pas à lui retirer le sein de la bouche s’il ne semble pas l’avoir pris correctement et à l’inciter à ouvrir grand le bec en lui chatouillant la lèvre inférieure avec le mamelon et en lui mimant le geste de la bouche grande ouverte.
La bonne position de la mère et de l’enfant est la meilleure des prévention en ce qui concerne les crevasses et les engorgements.
Evitez les compléments ! Là aussi, attention danger ! L’allaitement est régi par la loi de l’offre et de la demande. Plus bébé tète, plus il aura de lait. Dès que vous lui donnez autre chose que votre lait, votre lactation diminue et c’est précisément là que l’on retrouve toutes les mamans qui vous disent qu’elles n’avaient pas assez de lait. Si bébé semble ne pas prendre assez, vérifiez sa position pour être sûre qu’il stimule correctement le sein et mettez le plus souvent au sein pour relancer votre lactation.
Evitez les tétines (biberon ou sucette) : la technique de succion du sein est totalement différente de celle du biberon et c’est peut être en demander un peu trop au bébé que de lui demander de maîtriser les 2 techniques et de le faire passer de l’une à l’autre. Il est beaucoup plus facile de faire sortir du lait d’un biberon que d’un sein et il ne faudrait donc pas lui en vouloir s’il se tourne vers la facilité à un moment où il doit s’adapter à tellement de choses nouvelles… Donnez lui donc toutes les chances de peaufiner sa technique au sein sans induire de risque de confusion.
Ayez dans votre entourage une personne de confiance qui a eu une expérience réussie de l’allaitement de ses enfants: que ce soit quelqu’un de votre famille, une copine ou une association (renseignez vous auprès de votre maternité, centre de PMI ou mairie), essayez de vous renseigner avant l’accouchement afin d’aborder les premières semaines de vie de votre bébé en toute sérénité. Cette personne ou cette association saura vous épauler en cas de doute ou de problème.
Si vous désirez approfondir le sujet, il existe de nombreux livres sur l’allaitement maternel. Si vous devez n’en lire qu’un, j’aurais tendance à vous conseiller celui de Marie Thirion, « l’allaitement », éditions Albin Michel..
A recommander: un petit guide très bien fait à télécharger sur le site de l’Institut National Pour l’Education et la Santé : www.inpes.sante.fr
1) dans « espaces thématiques », cliquer « nutrition »
2) Cliquer sur « Publications / grand public »
3) Cliquer sur « Brochure / le choix d’allaiter »
Les Marraines d’Allaitement Maternel
L'A.F.F.E remercie les "Marraines d’Allaitement Maternel" pour leur contribution a cet article.
Présentation de l’association :
L’idée des Marraines d’Allaitement Maternel est née de la volonté de quelques femmes de vouloir reconstruire un réseau de conseil et d’entraide pour les futures et jeunes mamans désirant allaiter.
En effet, depuis plus d’un demi siècle, les femmes ont désappris les gestes élémentaires de l’allaitement et la transmission naturelle de ce savoir, autrefois inné, a peu à peu disparu. La jeune maman se voit prodiguer des conseils contradictoires, n’entend autour d’elle que des histoires d’expériences malheureuses d’allaitement et perd très vite confiance en elle.
Pourtant, rien n’est plus simple et naturel que l’allaitement maternel. C’est pour cette raison que nous avons décidé de créer cette association. Le principe est simple : mettre en relation une future maman avec une maman ayant eu une expérience réussie de l’allaitement de ses enfants afin que se construise une relation de confiance et que, une fois le bébé né, la jeune maman ait une personne à qui s’adresser pour toute question ou problème concernant son allaitement. Dans le cadre du partenariat « marraine/filleule », l’association Les Marraines d’Allaitement Maternel propose également aux futures mamans des réunions d’information sur l’allaitement.
Notre association est située en Isère et que ne peuvent donc bénéficier de nos services (réunions d'information + marraine d'allaitement) uniquement les habitants de ce département. Pour toutes celles qui n'ont cependant besoin que d'un conseil téléphonique, elle peuvent bien évidement nous appeler!
Nos coordonnées :
Les Marraines de Lait
Chez Valérie Bourdais
7 allée du Carrel
38530 Chapareillan
04 76 33 30 81
e-mail : mam_722@hotmail.com
LA NUTRITION PENDANT LA GROSSESSE
Quelsque repères
Vous ne devez pas manger pour deux mais manger mieux, et varié, sans exclure de groupes d’aliments..
La santé du fœtus dépend en partie de son alimentation.
Il est important d'équilibrer son alimentation et de la varier afin d'apporter à votre organisme et à celui de votre bébé tout ce dont ils ont besoin.
Exemple d'alimentation équilibrée sur 1 journée
Journée avant et après accouchement :
Les quantités indiquées le sont à titre d'information et ne correspondent pas forcément à votre profil.
PETIT DEJEUNER
Produit laitier 250 ml de lait =2 verres de lait = 2 yaourts
Pain 60 g = ¼ de baguette
Fruits 2 au total dans la journée à répartir
DEJEUNER
Crudités A volonté. Attention à l’assaisonnement !!!
Viande, Poisson, Œuf 100 g. Attention à la cuisson !!!
Féculents cuits 6 à 8 cuillères à soupe
Légumes verts A volonté. Attention à la préparation !!!
Produits laitier 1 yaourt ou un pot de fromage blanc 20% MG
Fruit 2 au total dans la journée à répartir
Pain 2 tranches de baguette = 40 g
COLLATION
Produits laitier 125 ml de lait = 1 yaourt ou 1 pot de fromage blanc 20 %
Pain 60 g = ¼ de baguette
Fruit 2 au total dans la journée à répartir
DINER
Crudités, Potages A volonté. Attention à l’assaisonnement !!!
Viande, Poisson, Œuf 50 g. Attention à la cuisson !!!
Féculents cuits 6 à 8 cuillères à soupe
Légumes verts A volonté. Attention à la préparation !!!
Produits laitier 1 yaourt + 1 part de fromage (30 g)
Fruit 2 au total dans la journée à répartir
Pain 2 tranches de baguette = 40 g
A REPARTIR SUR LA JOURNEE
MATIERES GRASSES 20 g de beurre = 2 noix
3 cuillères à soupe d’huile
PRODUITS SUCRES 5 à 6 morceaux de sucre
Journée 1er trimestre :
Se basant sur la ration proposée, il vous suffit de consommer en plus quotidiennement :
1 fruit
1 yaourt ou 1 fromage blanc ou 125ml (1 verre ) de lait
Journée 2ème et 3ème trimestre :
Se basant sur la ration proposée, il vous suffit de consommer en plus quotidiennement :
1 fruit
1 fromage blanc ou 1 yaourt ou 125ml (1 verre ) de lait
2 tranches de pain
1 cuil. à soupe d’huile
Au sujet des restrictions et excès : la règle d’or est la REGULARITE !
une prise de poids trop faible est associée à un risque d’accouchement prématuré, ou à un faible poids de naissance du bébé (<2,5kg)
une prise de poids excessive entraîne un risque plus élevé de césariennes
Les nutriments
Rappel : Les nutriments sont issus de la digestion des aliments. Ils passent dans le sang qui les distribue à l’ensemble de l’organisme. Ils remplissent alors leurs fonctions.
a. Les protéines
Les protéines construisent et renouvellent tous les tissus de l’organisme. Les protéines d’origine animale (viande, poisson, œufs, lait et dérivés) sont indispensables et ne peuvent être remplacées par des protéines d’origine végétale (présentes dans les céréales, légumes secs, riz et pain).
Pour indication, en terme d’apports en protéines : 100g de viande = 100g de poisson = 2 œufs.
En revanche, préférez les poissons, moins riches en lipides que la viande (même blanche).
Conservez tout de même un apport en viande rouge hebdomadaire pour sa teneur en fer.
b. Les lipides
Les lipides sont indispensables à la maturation cérébrale de l’enfant. De plus, ils sont associés dans les aliments aux vitamines liposolubles nécessaires aussi au développement de l’enfant. Par exemple la vitamine A sert à la synthèse de l’hormone de croissance, la vitamine D est nécessaire à la croissance osseuse etc.
Il existe deux sortes de lipides : animaux et végétaux. Ils ont des compositions différentes et donc des qualités nutritionnelles spécifiques.
Lipides d’origine animale Lipides d’origine végétale
Exemples Beurre
Crème fraîche
Saindoux
Graisses d’oie et de canard
Margarine mixte
Huiles végétales (olive, colza, tournesol, soja, noix…)
Margarines végétales
Margarine mixte
Constituants essentiels Acides gras saturésw Cholestérol
Acides gras mono insaturés (graisses d’oie et de canard)
Acides gras mono insaturés
Acides gras poly insaturés
Propriétés Le cholestérol permet la synthèse de certaines hormones
Les graisses d’oie et de canard sont de très bonne qualité car riches en acides gras monoinsaturés
Apport d’acides gras essentiels indispensables à la croissance et à la maturation cérébrale. Ils ne sont pas synthétisés par l’organisme et doivent être donc apportés par l’alimentation
Protection du système cardio vasculaire
Il est préférable de consommer plus de lipides d’origine végétale que d’origine animale. En effet, les acides gras saturés et le cholestérol consommés en excès peuvent être délétères pour le systèmes cardio vasculaire.
De plus, il est recommandé de varier les huiles consommées car chacune est différente dans sa composition. Ainsi on conseille fréquemment d’associer l’huile d’olive à l’huile de noix, ou à l’huile de tournesol ou encore à une huile de mélange (composée de 4 huiles différentes)…
c. Les glucides
Les glucides sont de deux types : à absorption lente ou rapide.
Le besoin en glucides est couvert pour sa plus grande part par le pain, les féculents (pâtes, pomme de terre, riz…) et les légumes secs (lentilles, haricots blancs…) qui apportent les sucres d’absorption lente. Ils fournissent de l’énergie à l’organisme tout au long de la journée. Certains de ces aliments (notamment les légumes secs) sont riches en fibres et lutte donc contre les problèmes de transit.
Les glucides à absorption rapide sont essentiellement fournis par les fruits et les produits sucrés. Un fruit contient en moyenne 3 à 4 morceaux de sucre.
Les légumes verts apportent une petite quantité de glucides. La richesse en fibres, vitamines et minéraux de ces aliments les rend incontournables en tant que composants de la ration journalière.
d. Les oligo-éléments
Ils sont indispensables et sont présents naturellement dans une alimentation variée. Toutefois, la grossesse peut impliquer une supplémentation qui doit être décidée, prescrite et suivie médicalement.
Le Fer
Il est essentiel pour la fabrication des globules rouges de votre bébé. La grossesse augmente le besoin en fer, surtout les six derniers mois. Il peut varier selon l’état de vos réserves pré existantes. Cela étant, le corps s’adapte en augmentant fortement vos capacités d’absorption en fer, et ce d’autant plus que vos réserves sont faibles. Par contre, une carence en fer en début de grossesse va multiplier les risques de prématurité par 2,5 et d’hypotrophie fœtale par 3. De plus, cela est préjudiciable pour la mère en cas d’hémorragie pendant la délivrance.
En pratique, privilégiez une alimentation riche en fer ; consommez de la viande rouge, fruits secs et oléagineux, jaune d’œufs, boudin et chocolat..
Pour éviter l’anémie ferriprive (par carence en fer), une supplémentation en fer peut vous être proposée par votre médecin.
Le Zinc
Il contribue à la synthèse des protéines et de nombreuses enzymes ; il est également nécessaire à la libération de la vitamine A (indispensable à la synthèse de l’hormone de croissance) stockée dans le foie, dans la circulation sanguine.
En pratique, vous le trouvez dans les céréales, le riz, le pain complet, les œufs.
L’Iode
L’iode est indispensable au bon fonctionnement de la glande thyroïde. Un déficit en iode pendant la grossesse est associé chez l’enfant à une augmentation du risque d’avortement spontané, une mortalité périnatale, une hypotrophie à la naissance et peut induire une hypothyroïdie néonatale. Chez la mère, cela aggrave l’état de stimulation thyroïdienne et augmente le risque d’un goitre et celui d’hypothyroïdie.
Consommez donc des aliments riches en iode comme les poissons, le sel enrichi iodé, les œufs, le lait.
Si votre médecin le juge nécessaire, il pourra vous prescrire une supplémentation médicamenteuse.
Le Fluor
Il a une action préventive contre les caries.
Dans un communiqué du 1er août 2002, l’AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des aliments et produits de santé) recommande de ne pas supplémenter, en mettant en garde contre les risques de fluorose dentaire (aspect tacheté de l’émail) qu’un surdosage en fluor peut provoquer pendant la période de minéralisation des dents, c’est-à-dire entre le 3ème mois de vie in utero jusqu’à 12 ans. Il est donc utile de faire un bilan personnalisé de tous les apports provenant du sel de table, de l’eau minérale, des dentifrices et chewing-gums avant de prendre un complément médicamenteux.
e. Les sels minéraux
Le Calcium :
Vos besoins en calcium sont majorés de 33% pendant votre grossesse.
Consommez donc au moins 4 produits laitiers par jour. En pratique : 1 produit laitier / repas (petit-déjeuner, déjeuner, goûter et dîner).
En cas d’intolérance au lactose :
1. remplacez le lait par du lait de soja enrichi en calcium
2. Les yaourts sont souvent mieux tolérés que le lait car le lactose est en partie transformé
3. mangez des aliments riches en calcium, type cresson, brocolis, fruits secs, épinards
4. complétez vos apports avec des eaux minérales riches en calcium.
5. parlez-en avec votre médecin, qui pourra si besoin vous prescrire un complément sous forme médicamenteuse en cas de besoin.
Le Magnésium
Il est nécessaire au bon équilibre neuromusculaire et agit également sur la croissance comme la vitamine D.
En pratique, Consommez des fruits secs et oléagineux, des céréales entières, des légumes secs et du chocolat.
Sur conseil médical, vous pourrez éventuellement prendre un complément médicamenteux.
f. Les vitamines
La vitamine B9 ou acide folique
Elle participe avec la B 12 à la synthèse des globules rouges.
De plus, une carence en acide folique peut entraîner des malformations du fœtus (spina-bifida).
La vitamine D
Elle est indispensable à la construction d’un squelette solide pour votre bébé et au maintien de votre capital osseux puisqu’elle permet l’absorption du calcium par l’intestin et son incorporation par les cellules osseuses.
Dans votre alimentation, vous la trouverez dans le lait , le beurre, le jaune d’œuf, le poisson et l’huile de foie de morue.
De plus, en cas d’exposition au rayons solaires, l’organisme fabrique lui-même la vitamine D. Aussi, si votre grossesse se déroule en hiver, votre médecin vous prescrira probablement une supplémentation en vitamine D durant le 3ème trimestre de votre grossesse.
La Vitamine C
Elle vous aidera à lutter contre la fatigue et augmentera votre résistance aux infections. Elle favorise également l’absorption du fer par l’intestin
En pratique, mangez des fruits frais, notamment kiwis, mandarines, pamplemousses, citrons et oranges (2 oranges par jour apportent la dose recommandée de vitamine C).
Les légumes crus contiennent de la vitamine C, mais elle est détruite pendant la cuisson.
La Vitamine A
Elle est essentielle notamment pour la croissance et la vue, la formation de l’émail des dents, des cheveux et des ongles. Mais attention, sa consommation excessive pendant la grossesse peut entraîner des malformations du fœtus. C’est pourquoi il ne faut prendre aucun médicament ou compléments alimentaires à base de vitamine A ou de pro-vitamine A (type béta-carotène) pendant la grossesse (attention notamment aux produits anti-acné à base de vitamine A acide, même en application topique).
En pratique, la consommation de beurre et d’œufs suffira à apporter la Vitamine A en quantités nécessaires.
Attention par contre à ne pas trop consommer d’abats.
Les Boissons
Thé et Café
La théine et la caféine sont des excitants qui sont transmis par la mère au bébé. Cela peut provoquer des palpitations cardiaques chez le fœtus.
Eau
L’eau est la boisson indispensable.
Boire au moins 1,5l à 2l par jour.
Lait
Si vous buvez beaucoup de lait, privilégiez le lait ½ écrémé ou écrémé. En effet, le lait entier est plus riche en lipides.
Boissons alcoolisées
Limitez leur consommation au strict minimum ; vous pouvez cependant vous autoriser un verre de vin ou une coupe de champagne lors d’une fête
Faites-vous plaisir ! |