Le 28 Aout 2007, voilà une date importante pour toi mon ange... Tu entres à l’école pour la première fois. Quelques semaines seulement après avoir déménagé dans une autre région, voilà un autre bouleversement dans ta petite vie.
Ce matin là, ta petite main dans la mienne se serrait au fur et à mesure qu’on avancait. Pas un mot, pas une larme juste tes petits yeux inquisiteurs.
Le moment de la séparation n’a pas été facile pour moi. Tes petits yeux brillants derrière la vitre, tu me demandais de ne pas te laisser là.
Tu n’a jamais serré aussi fort ton doudou que ce matin là. Heureusement qu’il était là pour te rassurer, pour na pas te sentir abandonné au milieu de ces grands, de ces enfants qui se connaissent déjà, de ce lieu que tu ne connais pas.
Quelle épreuve pour ces petits que leur première rentrée scolaire…
Mais du haut de tes 28 mois, tu as su t'adapter, gérer tes émotions et accepter de grandir. Te voilà maintenant prêt tous les matins content d’aller voir ta maitresse.
Ta main ne se serre plus, ton cartable sur le dos, tu arbores un sourire qui ravit mon cœur de maman.
Si tu savais comme je t’aime encore et encore, comme je suis fière d’être ta maman. Je t'accompagnerai à chaque nouvelle étape de ta vie car toi aussi petit bout d'homme tu m'aides à surmonter chaque étape de la mienne...
C'est une coccinelle mon fils. Regardes ces taches noires sur sa robe rouge, ses petites pattes courant sur ta peau chaude. Bientôt ses ailes fines soudain déployées comme celles d'un jouet lui permettront de s'envoler et pour toujours elle veillera sur toi...
Elle deviendra ton ange gardien, ton porte bonheur. De temps en temps elle reviendra peut-être te dire qu'elle ne t'oublie pas.
Je ne cesse d'être charmée par les rencontre que tu fais mon ange. Elles sont toutes si précieuses, si belles...
Un nouvel environnement, une nouvelle maison, une nouvelle région, une nouvelle vie nous attend mon ange. Et comme d'habitude je n'arrête pas de me poser des questions. Comment du haut de tes deux ans, tu vas vivre un tel changement? L'éloignement de tes papys et mamies adorés, ta nounou, le monde dans lequel tu vis depuis ta naissance.
Que garderas-tu de ces années là? Sans doute dans quelques temps tu n'aura plus ou très peu de souvenirs de notre maison, de ses odeurs, de ce jardin que tu connais les yeux fermés, que tu as humé à chaque saison...
J'ai moi aussi du mal à quitter cet endroit, cette maison qui nous a servi de cocon depuis ta venue dans notre vie.
Comprends-tu ce qui se passe? Aimeras-tu ta nouvelle chambre, ton nouveau jardin, tes nouveaux copains?
Nous voilà sur le point de nous construire une nouvelle vie, un nouveau cocon qui, sans nul doute, sera tout aussi doux et riche que celui que nous prenons soin de tisser depuis deux ans.
Je voudrais que tu t'épanouisses dans ce nouveau havre d'amour de la même façon que tu l'as toujours fait.
Bien évidemment tu vas encore apprendre mille et une choses, sentir de nouvelles odeurs, appréhender de nouveaux dangers, caresser une nouvelle nature toujours avec tout notre amour...
Deux ans d’amour intense, deux ans de magie.
Deux ans que tu remplis notre vie. Tout a changé, tu nous a changés, tu nous a rendu meilleurs, tu nous a bouleversés, tu nous a ouvert les yeux sur l'incroyable aventure de la vie.
Je te remercie chaque jour de m’apporter tant. Tu es désormais mon guide, ma ligne de vie, ma source d’inspiration et ma ressource inépuisable.
Chaque jour, chaque instant tu me comble. Tu apprends si vite, tu deviens quelqu’un de merveilleux. Tes gestes s’affinent, ta personnalité se met à nue. Ta joie de vivre m’émeut et ta volonté de grandir encore et toujours m'enchante.
J'aime me projeter deux ans auparavant. Tu étais si petit, si fragile. Comme un géant je te protégeais de mes mains, de mon sein, de mon corps entier. Te voilà plus indépendant aujourd'hui mais lorsque tu te loves contre moi je me sens de nouveau immensément riche d'un amour sans limite.
Mon petit garcon, mon tout petit, ces deux ans ont été si intenses. Les deux années de ma vie les plus remplies d’amour, d’admiration, de fierté pour toi mon ange.
Le temps passe si vite, chaque jour, chaque heure, chaque minute, chaque seconde tu apprends… Le bien, le mal, tu ne connaîs pas, tout ce que tu demande c'est qu'on t'aime. Tu ouvres les yeux très grands sur la vie. Tu es si sûre de moi que je me sens un peu comme tu me vois...
Te voir là, allongé dans du sang sans bouger, sans pleurer...
Puis te prendre dans mes bras et entendre le plus beau, le plus incroyable des pleurs que je n'avais jamais entendu.
Tu pleurais quel miracle!
Quelques minutes et tout peut basculer, tu as glissé, tu as heurté le pied du lit et voilà ta petite tête ouverte et un traumatisme cranien. 48h de surveillance où j'ai paniqué à chaque instant, où j'ai surveillé le moindre de tes gestes, épié le moindre changement dans ton comportement, scruté le petit détail qui fait si peur...
Toi qui es toujours en train de faire le fou dans le jardin, le roi des cascadeurs, il ne t'était jamais rien arrivé et te voilà dans ta chambre en train de jouer et en quelques secondes j'ai senti que je pouvais te perdre...
J'ai eu si peur, mon enfant, mon amour. Moi qui croyait que rien ne pouvait t'arriver car je t'aime d'un amour fou et protecteur...
Mais, suis-je bête nous sommes tous fragiles, tous vulnérables, nous ne pouvons que prendre soin les uns des autres, nous aimer. Mais surtout nous devons profiter de chaque instant, chaque minute est une pépite d'or qu'il faut effleurer d'un tendre baiser et d'une douce caresse...
Pourtant les mots, les phrases me manquent, l’écriture me manque, ces moments passés à t’écrire me manquent…
Pendant tout ce temps, tu continues à bien grandir mon ange, tu ne cesses de nous émerveiller, de nous surprendre. Ta spontanéité, ta candeur me ramènent sans cesse à l’essentiel.
Et même si je vis à cent à l’heure, même si je me sens souvent débordée, prête à flancher, prête à craquer, je reviens toujours près de toi et je me poses, je t’observe, je te sens, je te ressens. Tu es mon inspiration, tu es ma source intarissable, tu es ma force.
Je me poses tant de questions. A trop vouloir en faire, ne risque t’on pas de mal faire ? de défaire ?
Ton rire m’enchante, tes larmes m’interrogent. Je crois que jamais une mère ne cessera de douter, de se questionner mais jamais une mère ne cessera d’aimer…
Je suis désolée de ne pas vous donner de nouvelles ni d'aller aussi régulièrement sur vos blogs qu'auparavant mais actuellement je suis débordée et j'ai du mal à tout gérer...
Je vous embrasses tous très fort et vous dis à très bientôt...
Comme tu as grandi mon ange. Ta personnalité s'affirme, tu sais ce que tu veux et tu sais aussi comment l'obtenir.
Tu avances dans la vie pas à pas, tu fais tes propres découvertes, tu apprends à accepter tes premières déceptions, tu découvres tes propres limites.
Que le temps passe vite. Pourvu qu'il ne m'échappe pas...
Je suis ta maman et je prends mon rôle très au sérieux. J'essairai de t'offrir les bases, de t'inculquer certaines valeurs, de te donner confiance en toi mais c'est la VIE qui t'apprendra le plus de choses, qui te guidera, qui te demandera de faire des choix, de prendre des décisions dont toi seul sera le responsable...La VIE parfois t'étonnera, parfois te bouleversera et même si parfois elle te décevra, n'oublie jamais mon amour Recommence...
"Si tu es las et que la route te paraît longue
Si tu t'aperçois que tu t'es trompé de chemin
Ne te laisse pas couler au fil des jours et du temps
Recommence...
Si la vie te semble trop absurde
Si tu es déçu par trop de choses et trop de gens
Ne cherche pas à comprendre pourquoi
Recommence...
Si tu as essayé d'aimer et d'être utile
Si tu as connu ta pauvreté et tes limites
Ne laisse pas là une tâche à moitié faite
Recommence...
Si les autres te regardent avec reproche
S'ils sont déçus par toi, irrités
Ne te révolte pas, ne leur demande rien
Recommence...
Car l'arbre rebourgeonne en oubliant l'hiver
Car le rameau fleurit sans demander pourquoi
Car l'oiseau fait son nid sans songer à l'automne
Car la vie est espoir et recommencement."
L'année 2006 vient de s'achever, l'année 2007 n'en est qu'à ses prémices.
FRED, encore une année passée ensemble, main dans la main, yeux dans les yeux, l'un pour l'autre. Des projets plein la tête, des rêves plein les yeux, nous avons continué à construire et parfaire notre petit nid d'amour
AXEL, tu as si merveilleusement comblé notre année 2006 et je devine aisément que tu en fera de même en 2007.
Une année, c'est à la fois long et très court. L'année 2006 a été l'année de tes premières fois. Tes premiers "papa", tes premiers "maman", tes premiers pas, tes premières grandes découvertes, tes premiers dessins, tes premières bosses... Tu en as escaladé des marches, arraché des fleurs, fait râler ton papa à force de lui cacher sa brosse à dent. Tu nous a fait rire, tu nous a attendri, tu nous a rendu meilleurs.
Une nouvelle année s'ouvre à toi et comme à chaque fois ton papa et moi nous serons près de toi pour te guider, pour te protéger, pour t'ouvrir à la vie et au monde.
Bien sûr l'année 2006 a eu son lot de déceptions, de coups de blues. Des projets évanouis, des rêves brisés, des blessures, des manques... mais n'est-ce pas grâce à ces coups durs que les petits bonheurs se transforment en magie? Et puis à trois nous sommes tellements plus forts. Il me suffit de vous regarder pour me rendre compte de la chance que j'ai de vous avoir, de partager ces innombrables moments avec vous.
L'année 2006 a été également le témoin de belles rencontres. Virtuelles, réelles, peu importe, elles sont vraies, elles sont saines et elles sont importantes pour moi. Des expériences partagées aux réconforts échangés en passant par des délires et des longues soirées.
Merci les filles. Que cette année 2007 soit pour vous toutes riches de grands et bons moments.
Je vous souhaite à tous d'excellentes fêtes de fin d'année.
Pour vous tous, que cette nouvelle année soit riche en émotions, soit riche de moments magnifiques et intenses, soit riche en amour...
"Un sourire ne coûte rien et produit beaucoup,
Il enrichit celui qui le reçoit sans appauvrir celui qui le donne,
Il ne dure qu'un instant, mais son souvenir est parfois éternel,
Personne n'est assez riche pour s'en passer,
Personne n'est assez pauvre pour ne pas le mériter,
Il crée le bonheur au foyer, soutient les affaires,
Il est le signe sensible de l'amitié,
Un sourire donne du repos à l'être fatigué,
Donne du courage au plus découragé
Il ne peut ni s'acheter, ni se prêter, ni se voler,
Car c'est une chose qui n'a de valeur qu'à partir du moment où il se donne.
Et si toutefois, vous rencontrez quelqu'un qui ne sait plus sourire,
soyez généreux donnez-lui le vôtre,
Car nul n'a autant besoin d'un sourire que celui qui ne peut en donner aux autres."
Raoul Follereau
Bonne année à toi aussi mon fils, mon amour. Depuis toi, ma vie a changé et je sais que toutes les années à venir seront belles et grandes. Tu es mon père Noël à moi, mon magicien. Tout ce que tu touches se transforme en bonheur et je t'en remercie mon ange.
Je te souhaite le meilleur, je te souhaite de rencontrer sur ton chemin de magnifiques expériences qui feront de toi un homme respectable et bon. Et si sur ce chemin se dressent des coups durs, des moments tristes et difficiles alors je te souhaite de trouver les moyens pour passer outre avec fierté et détermination.
Et n'oublie jamais que...
"C'est toi et moi contre le monde entier
Et tes soldats de bois
Et tes armées entières
Je te vois gagner la guerre
Et je n'ai plus peur de rien..."
Des lumières, des couleurs, des mélodies... Noël approche à pas feutrés. Du haut de tes 19mois, cette magie t'échappe encore, pour toi rien ne semble différent et pourtant cette période de l'année est magique et j'attends avec impatience de voir les lumières du sapin s'illuminer dans tes yeux.
J'aimerais t'expliquer Noël, te chanter Noël, te conter Noël. Aussi paradoxal que ca puisse paraitre, Noël m'enchante mais Noël m'angoisse. Difficile de comprendre, difficile d'expliquer même à ceux que j'aime. La nostalgie du passé, la richesse du présent et l'angoisse de l'avenir. Tous ces sentiments se mêlent chaque année à cette même période.
Mais avec toi mon Axel, je veux réapprendre la douceur, la chaleur de ces instants uniques, de ces moments magiques... Je veux sentir ton excitation grandir chaque jour un peu plus à l'approche du grand jour. Je veux te voir t'émerveiller, je veux te voir croire.
L'imaginaire fait partie de chaque enfant, c’est une partie de lui-même, c’est pourquoi, il faut le respecter.
Tu sais mon coeur, moi aussi parfois, j'ai envie de croire encore au Père Noël, que l’espace d’un instant, la magie prenne le dessus sur la réalité. Mais voilà, qu’on le veuille ou non, le sens du merveilleux s’envole avec l’âge.
Prends ton temps mon ange, de rêver, d'imaginer, de croire. Vivre n’est-ce pas déjà y croire ? Toute croyance repose sur un rapport profond avec l’existence, sur la raison d’être de notre vie.
J’ai enfin un petit moment pour moi, un moment que j’aimerai vous faire partager en vous racontant mon voyage en Tunisie.
Et même si la persective de ce voyage m'a d'abord été pénible, j'ai su en profiter, m'en imprégner pour pouvoir par la suite le raconter à Axel, lui donner le goût du voyage, de la découverte d'une autre terre, d'une autre vie...
J’ai mis pas mal de temps à réaliser que je venais de mettre un pied sur la terre d’Afrique. Continent où la vie est si différente.
La Tunisie, ce pays où flotte un doux parfum de jasmin, d'effluves de harissa, de thé à la menthe, de dattes et de délicieuses pâtisseries au goût de miel et de fleur d'oranger.
Ce pays où on prend plaisir à flâner dans les souks, les médinas et les palmeraies m'a ouvert les yeux sur la différence et la magie de cette différence.
Après mes obligations professionnelles me voilà partie avec un collègue à l’aventure dans le sud tunisien aux portes du désert. Aucune chambre d’hôtel n’était réservée, aucun itinéraire décidé…
C’est comme ca que nous nous sommes retrouvés immergés dans la vie d’un berbère, d’un touareg, d’hommes et de femmes tunisiens sans cesse guidés par l’appel du minaret du simple bled à la grande ville de Tunis.
Les sites historiques, les musées, l'architecture des villes, la cuisine et la musique témoignent de ce passé où les cultures du bassin méditerranéen se sont croisées.
Ces dédales de rues faits de sable, d'argile et de briques et qui abritent les souks et les modestes mosquées m'auront un instant rendue prisonnière.
Du désert au canyon, du canyon aux grandes villes, des grandes villes au désert...
Avec pour seul moyen de transport le train, le bus et les calèches pour arriver jusqu'à la frontière algérienne et en remontant par la côte ouest, j'ai tenté de voir la Tunisie dans toute sa pronfondeur, sa modestie et sa singularité.
Et quelle surprise et enchantement que de croiser sur une route venant de nulle part et allant vers je ne sais où un dromadaire solitaire errant comme abandonné de sa bande.
Mercredi, je pars pour 7jours en Tunisie pour mon travail. Encore un départ qui m'interroge, qui me rend triste...
Même si tu grandis, même si tu prends de l'assurance dans tes gestes de tous les jours, je ne me suis jamais sentie aussi importante dans ta vie. Tu m'appelles lorsque tu ne me vois pas, le doux baiser du soir t'est indispensable pour t'endormir, ton regard dans le mien est si puissant, si intense.
Les bisous que tu m'offres à tout moment de la journée sont pour moi le plus beau, le plus merveilleux, le plus valorisant de tous les trésors.
J'aimerai tellement être sûre que mes absences ne sont pas perturbantes pour toi. Je t'aime tant mon fils et cet amour va bien au delà des frontières. Tu fais parti de moi à chaque instant, dans tous mes gestes, mes propos, mes rencontres, mes ambitions et mes rêves.
C'est grâce à toi, si aujourd'hui je suis capable de faire tout ca, si aujourd'hui j'aime regarder devant moi avec de grandes perspectives de bonheur.
La force que tu me donnes me rend invincible. Je n'ai plus peur de rien, ni de personne...
C'était la première fois pour ton copain Thomas : la mer et son immensité...
Alors qu'il y a quelques mois encore, c'était "chacun pour soi, chacun de son côté", vous voilà maintenant à partager la même pelle et le même seau. C'est tellement agréable de vous observer, j'apprends encore mille et une chose sur toi mon ange, sur vous.
Vivre ensemble, partager voilà encore une belle leçon de vie que vous devez apprendre petits bouts d'homme.
Vous êtes maintenant deux beaux petits gars. Je trouve super que vous ayez de plus en plus de moments ensembles, d'expériences à partager. Et je pense même que vos jolis petits minois feront des ravages peut-être même pour le même sourire...
Mon Axel et toi petit Thomas, vous nous comblez et vos deux regards vers l'avenir nous confortent dans notre souci de toujours bien faire, de toujours vous donner le meilleur...
L'automne et ses nuits plus longues et plus fraiches me rendent nostalgique.
J'aime me replonger quelques mois plus tôt, 17 mois exactement.
Jour où tes yeux se sont ouverts sur le monde. Ce jour là, mon tout petit tu es arrivé dans l'éblouissement de la chair. Et ce jour là est à jamais enraciné au secret de mes fibres.
Tu mous a offert le bonheur d'être parents et je ne me suis jamais aussi bien sentie que dans ce rôle là. Tu m'as donné tant déjà. C'est à mon tour de t'offrir la joie d'être un enfant.
Les jours passent, les mois passent et ta joie de vivre m'enchante. Tu m'a ouvert les yeux, tu m'as ouvert le coeur. A moi, à présent de t'ouvrir les portes vers le meilleur...
Ton papa et moi nous te remercions mon amour d'avoir rempli notre vie d'un si grand et si merveilleux bouleversement.
Te voilà encore et toujours à la découverte de ton monde. Un arbre, comme c'est immense, comme c'est complexe, comme c'est précieux... Ton regard posé dessus et il devient d'une importance exceptionnelle. A travers tes yeux cet arbre existe, sa sève s'écoule plus que jamais, simplement pour t'émerveiller.
Je crois que tu ne cessera jamais d'explorer, de scruter, de te questionner... et moi je ne cesserai jamais de te regarder construire ton environnement. Car oui, tu le construits avec des yeux neufs et avides.
En même temps que toi, je redécouvre les choses que j'avais oublié de regarder. Toutes ces choses qui font partie de notre quotidien, toutes ces choses qui font partie de notre environnement familier, n'oublions pas qu'elles sont uniques et indispensables.
Oui mon amour tu as raison un arbre c'est majestueux et celui-là n'a jamais été aussi beau que depuis tu as su me le montrer...
En automne les jours racourcissent et les températures se refroidissent. Mais l'automne c'est aussi la magie des couleurs, le gazon retrouve son vert, les feuilles arborent de multiples variantes de jaune, orange et rouge. Les potirons sont prêts à finir en velouté pour réchauffer les soirs d'hiver.
Et toi petit bonhomme avide tu continues à assouvir ta curiosité en observant ton environnement évoluer au fil des saisons.
Dans une région où il ne pleut guère, te voilà privé de l'extérieur pendant des heures qui te semblent interminables. Toi "petit garçon de dehors" tu attends avec impatience ce moment ou tu pourra sortir tel un petit escargot.
De ta petite main tu enverra alors valser les feuilles pour voir les petites gouttes te tomber sur le bout du nez. Tu prendra plaisir à marcher sur la pelouse innondée et écouter le bruit étrange de tes chaussures.
Mais tu pourra également rire aux éclats quand tu osera sauter dans une flaque qui malgré tout fera sourire ta maman.
Faire des choix dans une vie, n’est ce pas là une des plus dures tâches de l’être humain?
Notre existence est une éternelle question de choix. Sans cesse se demander quelle est la bonne décision. Toujours peser le pour et le contre d’un avenir qu’on imagine alors qu’il nous est totalement inconnu. Faire de multiples projets sans en connaître les conséquences.
Choisir c’est s’offrir un aller simple vers une autre vie. Choisir une solution dont on ne saura jamais si c'était la meilleure. Choisir c’est douter, se troubler, s’interroger, c'est être dans l’insatisfaction. Choisir c'est ne pas savoir, c'est avoir peur de se tromper. Peut-on aisément assumer d’être frustré de ne pas avoir su oser, assumer de renoncer à un ailleurs, à un "autrement"?
Choisir c’est la certitude de n’être jamais certain. Comment peut on sereinement tourner le dos vers un avenir et se diriger vers un autre? Choisir c’est renoncer à ce qui pourrait être. Renoncer à ce qu’on ne connaitra jamais, choisir c’est se priver de ce qu’on ignore.
Mais faut il pour autant renoncer à choisir? Refuser de choisir, n'est-ce pas choisir de ne pas choisir? Et alors nous n'avons plus le choix...
Le choix c'est la raison contre la passion, l’acquis et le peut-être, le rêve et l’inconnu, l’ici et l’ailleurs. Le plus difficile c'est lorsque le choix n'implique pas que soi, lorsque le choix ne devient plus un choix pour l'autre.
Mais n'oublions jamais que la plus grande difficulté n'est pas tant de prendre des décisions que de les assumer.
A un moment donné j'ai choisi d'être maman et c'est le plus merveilleux choix que j'ai eu à prendre et le résultat m'apporte chaque jour la certitude que finalement choisir n'est pas renoncer c'est vouloir être heureux et le construire...
Axel, alors que je suis sur le point de faire un choix, saches que tu es ma plus belle décision, ma plus belle résussite et ma plus belle fierté.
Mon fils, j'essairai de t'apprendre à toujours te fier à ton instinct, à doser tes passions d'un peu de raison mais surtout à assumer tes choix de vie pour ne jamais avoir à regretter...
Doucement mon ange, tu as le temps de faire comme papa.
Prends ton temps, tes petits pas suffisent pour l'instant. Ne soit pas pressé de devenir un "grand". Laisses moi t'accompagner, te guider petit à petit, tout doucement.
Prends le temps d'observer, de comprendre ce qui t'entoure. Le monde des adultes est encore bien trop dur pour toi, bien trop bruyant, bien trop compliqué et parfois même absurde.
Il est impossible de faire marche arrière alors il ne faut pas se précipiter pour ne rien regretter.
Et si tu veux suivre les pas de ton père alors demandes lui de te prendre dans ses bras encore un peu. Tu as tout le temps de marcher à pas de géant vers ton avenir mon coeur...