|
Je fais souvent le tour des sites du net pour trouver des infos ou astuces sympas pour les solos et là j'ai lu un témoignage sur le site de maman.fr et je l'ai trouvé vraiment bien je vous le fais partager:
Elever son enfant seul(e), c’est parfois un choix mais c’est plus souvent une situation que l’on n’a pas voulue : le papa est parti avant ou après la naissance ou c’est nous qui sommes parties pour éviter à notre enfant de vivre avec des parents qui se déchirent. Dans tous les cas, à la solitude s’ajoutent les difficultés d’éducation (sans parler des difficultés financières) et le sentiment qu’il faut se « dédoubler » et être à la fois le papa et la maman. Et on n’a jamais de préparation pour ça…
Les quelques articles de spécialistes que j’ai pu lire nous présentent plus d’interdits que de solutions :
« Vous ne devez JAMAIS faire dormir votre enfant avec vous, ce serait malsain », alors que les familles « classiques » peuvent parfaitement le faire et sentir la petite odeur de leur bébé contre elles…
« Ne parlez JAMAIS en mal de son père devant lui … » D’accord , on veut bien essayer mais quand ça fait des mois qu’il n’a pas payé sa pension, désolées il faut que ça sorte !
Ne dites JAMAIS « ton père » mais appelez-le par son prénom. D’accord mais dire à son enfant « alors, qu’est-ce que tu as fait avec Jean-Barnabé aujourd’hui ? » ça frise le ridicule !
« Ne lui posez JAMAIS de questions sur sa nouvelle compagne » Ah oui ? même pas « Et elle est plus jolie que ta maman adorée, cette pét…. ? » Bon d’accord…
« Ne lui montrez pas trop que vous l’aimez, vous allez l’étouffer et plus tard il se sentira coupable de se détacher de vous pour faire sa vie » : mais voyons, bien sûr, et ça se calcule avec quel baromètre le « trop-aimer » ? On croit rêver !
Bref, peu de véritables conseils et beaucoup de contraintes. Comme si une maman seule était potentiellement traumatisante pour son enfant et qu’il fallait être encore plus parfaite que deux parents ensembles…
Seulement voilà, nous avons les contraintes mais nous avons surtout l’exclusivité des premiers sourires, des premiers pas , des gros câlins avant le dodo, des premières amours du garçon (la maîtresse) du premier chagrin de la petite (Ken a plaqué Barbie…), les cendriers en pâte à sel (on a pourtant difficilement arrêté de fumer pendant la grossesse) ou la cuillère-en-bois-porte-clés-avec-des-coquillettes-vernies-dessus (« Merci mon amour, c’est le plus beau cadeau qu’on m’ait jamais fait. L’accrocher maintenant ? tu y tiens vraiment ? »), et plus tard, si la famille monoparentale ne s’est pas transformée en famille recomposée, nous aurons la fierté d’avoir élevé ce poupon et de l’avoir porté à bouts de bras pour en faire ce charmant ado au duvet incertain qui ne décroche plus de son ordinateur (mon fils est le prochain Bill Gates..).
Bien sûr, on a eu parfois envie de déposer le gamin hurlant chez son géniteur et de lui dire « maintenant c’est ton tour, je pars m’éclater à Majorque », mais on n’a pas pu parce qu’au fond on sait que les nuits à veiller seule sur sa fièvre et les devoirs pour lesquels on a du ressortir notre vieux Lagarde et Michard sont autant d’épreuves dont on est sorties épuisées mais fières d’avoir su gérer sans l’aide d’un compagnon, et rien que pour ça, tout le reste vaut largement le coup. Parce qu’ils le valent bien.Dalila maman solo
|